{"id":1212,"date":"2022-01-21T19:00:00","date_gmt":"2022-01-21T19:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/cpi-geneva.org\/fr\/2022\/01\/21\/negociations-au-sahel-central\/"},"modified":"2022-01-21T19:00:00","modified_gmt":"2022-01-21T19:00:00","slug":"negociations-au-sahel-central","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cpi-geneva.org\/fr\/negociations-au-sahel-central\/","title":{"rendered":"N\u00e9gociations au Sahel Central"},"content":{"rendered":"<img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" alignleft size-full wp-image-1208\" src=\"https:\/\/cpi-geneva.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/01\/Negotiations-Central-Sahel.jpg\" alt=\"\" class=\"caption\" title=\"Source: Birom SECK\/ICRC\" align=\"left\" width=\"730\" height=\"410\" srcset=\"https:\/\/cpi-geneva.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/01\/Negotiations-Central-Sahel.jpg 730w, https:\/\/cpi-geneva.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/01\/Negotiations-Central-Sahel-640x359.jpg 640w, https:\/\/cpi-geneva.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/01\/Negotiations-Central-Sahel-400x225.jpg 400w, https:\/\/cpi-geneva.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/01\/Negotiations-Central-Sahel-367x206.jpg 367w\" sizes=\"(max-width: 730px) 100vw, 730px\" \/>\n<p>Le Sahel central compte presque une d&eacute;cennie d&rsquo;instabilit&eacute; et de violence o&ugrave; depuis cinq ans au moins le nombre de tu&eacute;s, de bless&eacute;s et de d&eacute;plac&eacute;s dans des op&eacute;rations militaires ou du fait de ces op&eacute;rations, augmentent chaque ann&eacute;e au Mali, au Burkina Faso et au Niger&#8230;<\/p>\n<p><strong>Moktar Aoufa<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<div class=\"localVid\" style=\"float: right; width: 100%; max-width: 605px; margin: 0 0 0 21px;\">&nbsp;<\/div>\n<h2>1. Introduction<\/h2>\n<p>Le Sahel central compte presque une d&eacute;cennie d&rsquo;instabilit&eacute; et de violence o&ugrave; depuis cinq ans au moins le nombre de tu&eacute;s, de bless&eacute;s et de d&eacute;plac&eacute;s dans des op&eacute;rations militaires ou du fait de ces op&eacute;rations, augmentent chaque ann&eacute;e au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Pour les seuls premiers neuf mois de l&rsquo;ann&eacute;e en cours, on d&eacute;nombre selon le HCR :<\/p>\n<p>&bull; 4 277 577 de r&eacute;fugi&eacute;s et de d&eacute;plac&eacute;s internes<br \/>&bull; 2,4 millions de d&eacute;plac&eacute;s internes dont 1,42 million au Burkina Faso<br \/>&bull; 292 incidents recens&eacute;s ayant caus&eacute; la mort de 650 personnes et un nombre infini de bless&eacute;s<\/p>\n<p>Un nombre important et vari&eacute; de porteurs d&rsquo;armes sont responsables de cette violence inou&iuml;e. En plus des groupes arm&eacute;s non-&eacute;tatiques (GANE) : les trois succursales du djihadisme, Jama&rsquo;a Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin (JNIM), Ansarul Islam et l&rsquo;Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), il y a les Arm&eacute;es Gouvernementales, l&rsquo;Op&eacute;ration Barkhane de l&rsquo;Arm&eacute;e Fran&ccedil;aise, Takouba, une Op&eacute;ration mont&eacute;e et financ&eacute;e par les Europ&eacute;ens, la Force Conjointe du G5 Sahel, les diff&eacute;rentes milices d&rsquo;autod&eacute;fense, les trafiquants et les bandits.<\/p>\n<p>Depuis 2017, on a commenc&eacute; au Mali &agrave; parler de n&eacute;gociations avec les GANE, notamment lors de la Conf&eacute;rence d&rsquo;entente nationale et autres forums nationaux. Mais la politique de diabolisation des GANE dans la communication officielle ne pouvait s&rsquo;accommoder d&rsquo;une reconnaissance de facto qu&rsquo;impliqueraient les n&eacute;gociations, en plus du refus maintes fois r&eacute;it&eacute;r&eacute; par la France de tout commerce avec les &laquo; terroristes &raquo;. Cette demande de dialogue va devenir de plus en plus pressante, avec l&rsquo;&eacute;chec patent de la solution militaire (en 2013, &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e de Serval, seul le nord Mali &eacute;tait affect&eacute; par la violence arm&eacute;e, en 2021, presque tout le Mali, une grande partie du BF, deux r&eacute;gions du Niger, sont impact&eacute;s, sans parler des menaces qui p&egrave;sent sur la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, le B&eacute;nin, le S&eacute;n&eacute;gal, le Togo, le Ghana, etc.) et la mont&eacute;e du sentiment anti-fran&ccedil;ais dans les couches jeunes de la population.<\/p>\n<p>N&eacute;anmoins, il appert que les autorit&eacute;s fran&ccedil;aises savent fermer les yeux et faire semblant d&rsquo;ignorer les n&eacute;gociations quand elles en attendent des dividendes. Ainsi en octobre 2020, le Mali a n&eacute;goci&eacute; par l&rsquo;entremise d&rsquo;Ahmada Ag Bibi, homme politique malien, un accord avec JNIM pour la lib&eacute;ration du dernier otage fran&ccedil;ais au Sahel &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, Sophie P&eacute;tronin et de l&rsquo;opposant malien Souma&iuml;la Ciss&eacute; contre l&rsquo;&eacute;largissement de plus de 200 combattants d&eacute;tenus dans les prisons de Bamako.<\/p>\n<h2>2. N&eacute;gocier Pourquoi ?<\/h2>\n<p>Les Etats ne choisissent de n&eacute;gocier avec une insurrection, appel&eacute;s dans la communication publique officielle, &laquo; bandits, terroristes, mercenaires &eacute;trangers, etc. &raquo;, qu&rsquo;&agrave; leurs corps d&eacute;fendants. Ils le font le plus souvent pour trois raisons majeures :<\/p>\n<p>1) Quand aucune victoire ind&eacute;niable sur les insurg&eacute;s n&rsquo;est en vue ! Le plus souvent, apr&egrave;s quelques ann&eacute;es de campagne militaire, les troupes gouvernementales commencent &agrave; craindre l&rsquo;enlisement suivi in&eacute;vitablement par un effondrement du Gouvernement national en place. L&rsquo;on sait que l&rsquo;objectif des Arm&eacute;es r&eacute;guli&egrave;res, en pareil cas, est d&rsquo;&eacute;radiquer compl&egrave;tement l&rsquo;insurrection, la victoire est &agrave; ce prix, alors que l&rsquo;objectif des gu&eacute;rilleros est de continuer &agrave; prouver, n&rsquo;importe comment, quelques fois avec un moindre effort, qu&rsquo;ils sont toujours l&agrave;. Pour cela, il suffit, par exemple, d&rsquo;un engin explosif artisanal qui explose sur une route fr&eacute;quent&eacute;e pour donner une quasi-certitude &agrave; tous les observateurs que la capacit&eacute; de nuisance du groupe arm&eacute; non &eacute;tatique est toujours intacte et que son &eacute;radication n&rsquo;est pas pour demain. L&rsquo;impact n&eacute;gatif de cette asym&eacute;trie des objectifs fix&eacute;s par les uns et les autres et des moyens d&eacute;ploy&eacute;s, sur le moral des troupes est certain. Les victoires tactiques engrang&eacute;es par les forces gouvernementales (&eacute;limination des chefs, arrestation des combattants, destruction des bases, etc.), ne conduisent pas n&eacute;cessairement &agrave; des d&eacute;faites r&eacute;elles des insurg&eacute;s.<\/p>\n<p>2) Le co&ucirc;t de la guerre en hommes et en argent devient de plus en plus prohibitif au fil des ann&eacute;es, sans parler de ses r&eacute;percussions &eacute;conomiques et sociales sur les populations civiles.<\/p>\n<p>3) Une demande politique et sociale forte pour le retour &agrave; la paix exprim&eacute;e par tous les segments de la Soci&eacute;t&eacute;.<\/p>\n<h2>3. N&eacute;gocier &agrave; petits pas<\/h2>\n<p>En 2017, la Conf&eacute;rence d&rsquo;entente nationale du Mali a recommand&eacute; au Gouvernement d&rsquo;&laquo; Instaurer un m&eacute;canisme permanent de dialogue entre l&rsquo;ensemble des citoyens maliens sur les questions de paix et de r&eacute;conciliation &raquo; (1).<\/p>\n<p>En 2019, le &laquo; dialogue national inclusif &raquo; du pays, qui a r&eacute;uni les principaux acteurs nationaux, a &eacute;galement plaid&eacute; en faveur de discussions avec tous les Maliens, y compris les dirigeants Iyad Ag Ghaly et Amadou Koufa (2).<\/p>\n<p>Le cinqui&egrave;me pilier de la &laquo; feuille de route de la transition &raquo; du pays, adopt&eacute;e en septembre 2020, fait &eacute;cho &agrave; ces recommandations en proposant l&rsquo;ouverture d&rsquo;un dialogue avec les groupes arm&eacute;s radicaux. Le Premier ministre de la transition, Moctar Ouane (3), a fait clairement savoir que son Gouvernement a l&rsquo;intention d&rsquo;aller de l&rsquo;avant avec les n&eacute;gociations engag&eacute;es par le gouvernement de l&rsquo;ancien pr&eacute;sident Ibrahim Boubacar Ke&iuml;ta avant son &eacute;viction.<\/p>\n<p>En octobre 2021, le deuxi&egrave;me Gouvernement de Transition annonce qu&rsquo;il vient de mandater le Haut conseil islamique (HCI) afin d&rsquo;engager des n&eacute;gociations avec les Groupes Arm&eacute;s Non Etatiques et quelques jours apr&egrave;s, il d&eacute;ment cette information par la voie d&rsquo;un communiqu&eacute; officiel (4).<\/p>\n<p>Il faut rappeler qu&rsquo;en juillet 2020 dans la r&eacute;gion de Mopti, les repr&eacute;sentants locaux du pouvoir dans plusieurs communes de Koro (Dioungani, Diankabou, Madou, Bamba, Yorou et Barapereli) et Bandiagara (Sangha) ont directement n&eacute;goci&eacute; un accord communal de paix et de r&eacute;conciliation avec le Front de lib&eacute;ration de Macina (JNIM) et l&rsquo;&Eacute;tat islamique au Grand Sahara.<\/p>\n<p>Dans la r&eacute;gion de Niono (r&eacute;gion de S&eacute;gou), les efforts pour trouver une solution au si&egrave;ge du village de Farabougou qui est encercl&eacute; depuis octobre 2020 par des djihadistes de la r&eacute;gion de Kourmari ont vu la participation aux c&ocirc;t&eacute;s des Groupes Arm&eacute;s Non Etatiques, des repr&eacute;sentants du Haut Conseil Islamique Malien (HCIM) et des membres des communaut&eacute;s rurales de la r&eacute;gion.<\/p>\n<p>Le Premier ministre du Burkina Faso, dans son discours de politique g&eacute;n&eacute;rale devant l&rsquo;Assembl&eacute;e, a annonc&eacute; que les autorit&eacute;s du pays ont chang&eacute; de position sur les n&eacute;gociations (5). Jusqu&rsquo;&agrave; r&eacute;cemment, le gouvernement Burkinab&egrave; avait &eacute;t&eacute; tr&egrave;s cat&eacute;gorique dans son refus d&rsquo;engager un dialogue de quelque nature que ce soit avec les Groupes Arm&eacute;s Non Etatiques. Au Burkina Faso, les tensions semblent s&rsquo;&ecirc;tre apais&eacute;es dans la province du Soum (r&eacute;gion du Sahel), tandis que l&rsquo;absence d&rsquo;attaques majeures pendant la p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dant l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle laisse penser qu&rsquo;une tr&ecirc;ve a pu &ecirc;tre n&eacute;goci&eacute;e.<\/p>\n<p>Forts de toutes ces positions officielles et en d&eacute;pit de la position fran&ccedil;aise, des accords de r&eacute;conciliation visant &agrave; r&eacute;duire la violence communautaire et les tensions locales sont &eacute;galement en discussion, mobilisant en particulier les efforts de facilitation d&rsquo;organisations non gouvernementales internationales telles que le Centre pour le dialogue humanitaire, Search for Common Ground, Geneva Call et Promediation. Ces initiatives locales embryonnaires, limit&eacute;es dans l&rsquo;espace et mal coordonn&eacute;es, prouvent malgr&eacute; tout que les efforts de consolidation de la paix, produisent des espaces de n&eacute;gociation et de recherche de la paix et de gouvernance locale.<\/p>\n<p>Le Niger est le seul Pays qui n&rsquo;a officiellement pas encore pris position sur les n&eacute;gociations avec ces &laquo; terroristes &raquo;. Il est utile de rappeler qu&rsquo;il entretenait des relations &eacute;pisodiques avec le groupe de jeunes Tolob&eacute;s du Nord Tillab&eacute;ry, entr&eacute;s en r&eacute;bellion depuis fin 2014. De Miliciens des tribus Peulhs &agrave; leur d&eacute;but, ce groupe va suivre l&rsquo;EIGS, en 2017 et changer compl&egrave;tement d&rsquo;agenda. Ils tueront, fin 2018, un envoy&eacute; du Gouvernement venu n&eacute;gocier la lib&eacute;ration d&rsquo;un otage am&eacute;ricain (6). Depuis lors, les contacts directs ont pris fin, laissant la place &agrave; des messages port&eacute;s par des personnalit&eacute;s religieuses ou coutumi&egrave;res.<\/p>\n<p>La nomination de Moustapha O. Limam Echavi&rsquo;i, conseiller sp&eacute;cial &agrave; la pr&eacute;sidence du Niger (7) pourrait &ecirc;tre une pr&eacute;paration &agrave; l&rsquo;ouverture de pourparlers avec les insurg&eacute;s. Cet homme d&rsquo;Affaires polyglotte et fin connaisseur des arcanes du Sahel, garde d&rsquo;excellents rapports avec les milieux islamistes dans la r&eacute;gion.<\/p>\n<h2>4. N&eacute;gocier avec qui ?<\/h2>\n<p>Il faudra n&eacute;gocier ou chercher &agrave; n&eacute;gocier avec trois grands groupes Djihadistes qui &eacute;cument le Sahel :<\/p>\n<p>&bull; L&rsquo;Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS) cr&eacute;&eacute; en 2015 (8) ;<br \/>&bull; Jama&rsquo;a Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin (JNIM) fond&eacute; en 2017 (9) et ;<br \/>&bull; Ansaul Islam qui a commenc&eacute; ses attaques en d&eacute;cembre 2016 (10).<\/p>\n<h2>5. N&eacute;gocier comment ?<\/h2>\n<p>Dans la n&eacute;gociation, les Etats doivent &eacute;viter un t&ecirc;te-&agrave;-t&ecirc;te avec les Groupes Arm&eacute;s Non Etatiques, en cooptant de mani&egrave;re transparente des repr&eacute;sentants des Communaut&eacute;s. En impliquant les religieux (11), la Soci&eacute;t&eacute; Civile (12), les Chefs communautaires (13), les communaut&eacute;s (surtout les jeunes), les Etats d&eacute;montrent tacitement entre autres aux Groupes Arm&eacute;s Non Etatiques que leurs pr&eacute;sences et leurs op&eacute;rations n&rsquo;indisposent pas seulement les Forces Arm&eacute;es et l&rsquo;Administration, mais aussi toutes les populations autochtones.<\/p>\n<p>Si les repr&eacute;sentants de l&rsquo;Etat arrivent &agrave; adopter une posture ambivalente de partie et de facilitateur des n&eacute;gociations entre les autres parties, ils auront gagn&eacute; la premi&egrave;re manche.<\/p>\n<p>Les repr&eacute;sentants des communaut&eacute;s et les responsables charg&eacute;s de conduire les pourparlers doivent subir une formation qualifiante en techniques de n&eacute;gociations. Plusieurs ONG internationales sp&eacute;cialis&eacute;es dans la m&eacute;diation, offrent ce genre de formation. Des s&eacute;ances de travail doivent aussi r&eacute;unir les &eacute;quipes de n&eacute;gociateurs pour s&rsquo;entendre sur la strat&eacute;gie &agrave; adopter et le partage des r&ocirc;les. Une &eacute;valuation de chaque round devra &ecirc;tre faite pour tirer les conclusions et rectifier le tir en cons&eacute;quence.<\/p>\n<p>Pour faire d&rsquo;une pierre deux coups, les Groupes Arm&eacute;s Non Etatiques d&eacute;signent un ou plusieurs prisonniers comme ses repr&eacute;sentants aux n&eacute;gociations. Le pays n&eacute;gociateur aura &agrave; les sortir de prison, ou demander leur lib&eacute;ration &agrave; un pays tiers et les convoyer aux lieux choisis pour n&eacute;gocier.<\/p>\n<h2>6. N&eacute;gocier o&ugrave; ?<\/h2>\n<p>Le lieu de la n&eacute;gociation est tr&egrave;s important pour la qui&eacute;tude des participants. Trois crit&egrave;res essentiels doivent &ecirc;tre r&eacute;unis pour le choix du site de n&eacute;gociation : la s&eacute;curit&eacute; pour tous les participants, l&rsquo;anonymat pour ceux d&rsquo;entre eux qui sont recherch&eacute;s et l&rsquo;acc&egrave;s facile pour tous.<\/p>\n<p>Trois lieux offrent la plupart de ces exigences : le Ghana, le Qatar, l&rsquo;Arabie Saoudite.<\/p>\n<p>&bull; Le Ghana : Pays stable, accessible &agrave; tous les ressortissants ouest africains, sans passeport, l&rsquo;appareil s&eacute;curitaire est le moins corrompue de la r&eacute;gion, les citoyens de la CEDEAO vont et viennent sans entraves, ni tracasseries.<\/p>\n<p>&bull; Le Qatar : Pays accessible aux islamistes de tous bords, facile d&rsquo;acc&egrave;s pour tous, relativement lib&eacute;ral, ayant abrit&eacute; tout derni&egrave;rement les pourparlers entre les USA et l&rsquo;Emirat Islamique d&rsquo;Afghanistan.<\/p>\n<p>&bull; L&rsquo;Arabie Saoudite : Le flux constant de p&egrave;lerins, tout au long de l&rsquo;ann&eacute;e, venus du monde entier couvre toutes les activit&eacute;s des uns et des autres. Il est aussi rare que les Groupes Arm&eacute;s Non Etatiques refusent de se rendre dans ce pays.<\/p>\n<h2>7. N&eacute;gocier quoi ?<\/h2>\n<p>Six th&egrave;mes doivent &ecirc;tre abord&eacute;s par ordre d&rsquo;importance pour les communaut&eacute;s :<\/p>\n<p>1. La place de l&rsquo;Islam dans la soci&eacute;t&eacute; (le Statut personnel, l&rsquo;Education, la justice) ;<br \/>2. La r&eacute;forme fonci&egrave;re ;<br \/>3. Les services de base (Sant&eacute;, Education, eau, &eacute;lectricit&eacute;, communication, routes, s&eacute;curit&eacute;) ;<br \/>4. L&rsquo;acc&egrave;s aux ressources mini&egrave;res, v&eacute;g&eacute;tales et halieutiques ;<br \/>5. Le f&eacute;d&eacute;ralisme ou\/et la r&eacute;gionalisation ;<br \/>6. Le retour de la paix (dispositions transitoires, les d&eacute;tenus, les otages, etc.).<\/p>\n<p>Les th&egrave;mes ainsi d&eacute;clin&eacute;s montrent l&rsquo;importance de la pr&eacute;sence des communaut&eacute;s &agrave; la table de n&eacute;gociation pour d&eacute;fendre leurs convictions et leurs int&eacute;r&ecirc;ts et exprimer leurs choix directement sans interm&eacute;diaires.<\/p>\n<p>C&rsquo;est la place de l&rsquo;Islam dans les Soci&eacute;t&eacute;s Sah&eacute;liennes qui g&eacute;n&eacute;rera le plus de controverses, mais la solution pourra &ecirc;tre trouv&eacute;e dans la forme d&rsquo;organisation de l&rsquo;Etat o&ugrave; chaque entit&eacute; (r&eacute;gion ou entit&eacute; f&eacute;d&eacute;r&eacute;) pourra choisir pour sa justice, pour son &eacute;cole et pour le statut personnel de ses citoyens, les formes, les orientations et les cadres qui lui conviennent, sans g&eacute;n&eacute;ralisation qui pi&eacute;tinent les diff&eacute;rences et sans contraintes frustrantes.<\/p>\n<p>La r&eacute;forme fonci&egrave;re est elle aussi source de nombreuses pol&eacute;miques, car le statu quo actuel est adoss&eacute; &agrave; pr&egrave;s de deux si&egrave;cles d&rsquo;histoire. Il est ind&eacute;niable qu&rsquo;il repr&eacute;sente pour certains groupes une injustice flagrante qui alimente en partie les ressentiments et les frustrations et par voie de cons&eacute;quence le conflit arm&eacute;. En effet, l&rsquo;appartenance sociale de l&rsquo;individu &agrave; l&rsquo;une ou l&rsquo;autre des castes, est d&eacute;terminante dans les droits d&rsquo;acc&egrave;s, de contr&ocirc;le et d&rsquo;utilisation des terres agricoles.<\/p>\n<p>Les autres points sont pour l&rsquo;essentiel des probl&egrave;mes de sous-d&eacute;veloppement et mal gouvernance qui peuvent trouver un d&eacute;but de r&eacute;ponse avec une r&eacute;gionalisation bien pens&eacute;e ou carr&eacute;ment un syst&egrave;me f&eacute;d&eacute;ral.<\/p>\n<p>L&rsquo;absence de l&rsquo;&eacute;tat et de ses projets de d&eacute;veloppement dans de grands espaces du Sahel, est une des raisons de la proximit&eacute; des populations avec les Groupes Arm&eacute;s Non Etatiques, en plus des exactions et des abus commises par les FDS et par les personnes repr&eacute;sentant l&rsquo;Etat qui d&eacute;clenchent un rejet populaire, le meilleur terreau sur lequel cro&icirc;t le djihad dans les communaut&eacute;s sah&eacute;liennes.<\/p>\n<p>Dans les conflits entre communaut&eacute;s riveraines, des recours internes &eacute;taient mis en &oelig;uvre traditionnellement, pour r&eacute;soudre et contenir les diff&eacute;rends. L&rsquo;affaire se complique lorsque l&rsquo;Etat, les riches trafiquants ou les hommes politiques interviennent (14). Les dispositifs traditionnels de m&eacute;diation sont alors submerg&eacute;s par des forces hors de leur port&eacute;e. La seule voie qui s&rsquo;offre alors aux faibles protagonistes locaux est de se mettre sous la protection d&rsquo;une force pour s&rsquo;en servir comme bouclier et comme arme d&rsquo;agression, le cas &eacute;ch&eacute;ant. Ainsi, c&rsquo;est pour lutter et se prot&eacute;ger contre les Razzia des Daoussaqs que les Peulhs Tolob&eacute; du Nord Tillab&eacute;ry ont adh&eacute;r&eacute; au MUJAO en 2011. Le MUJAO les a entrain&eacute;s au maniement des armes de guerre et les a &eacute;quip&eacute;s de Kalachnikovs. Ils ont pu rendre coup pour coup aux Daoussaqs.<\/p>\n<p>En conclusion, la n&eacute;gociation tout comme l&rsquo;approche s&eacute;curitaire, ne pourra pas probablement venir &agrave; bout du ou des conflits, mais elle va neutraliser de larges segments des jeunes sah&eacute;liens qui ne sont mus que des int&eacute;r&ecirc;ts objectifs r&eacute;alisables, loin des convictions militantes irr&eacute;ductibles.<\/p>\n<p><strong>Moktar Aoufa<\/strong><\/p>\n<hr \/>\n<p><em>Notes et R&eacute;f&eacute;rences<\/em><\/p>\n<p>(1) <a href=\"https:\/\/sahelresearch.africa.ufl.edu\/files\/CEN_dialogue-national-au-Mali-1.pdf\">https:\/\/sahelresearch.africa.ufl.edu\/files\/CEN_dialogue-national-au-Mali-1.pdf<\/a><\/p>\n<p>(2) <a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/afrique\/20191222-mali-dialogue-national-inclusif-acheve-quatre-resolutions\">https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/afrique\/20191222-mali-dialogue-national-inclusif-acheve-quatre-resolutions<\/a><\/p>\n<p>(3) <a href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/afrique\/negocier-avec-les-djihadistes-une-solution-pour-le-mali-08-12-2020-2404709_3826.php\">https:\/\/www.lepoint.fr\/afrique\/negocier-avec-les-djihadistes-une-solution-pour-le-mali-08-12-2020-2404709_3826.php<\/a><\/p>\n<p>(4) <a href=\"https:\/\/www.courrierinternational.com\/revue-de-presse\/sahel-le-mali-veut-negocier-avec-des-groupes-djihadistes\">https:\/\/www.courrierinternational.com\/revue-de-presse\/sahel-le-mali-veut-negocier-avec-des-groupes-djihadistes<\/a><\/p>\n<p>(5) <a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/afrique\/20210205-burkina-faso-les-autorit%C3%A9s-pr%C3%AAtes-%C3%A0-n%C3%A9gocier-avec-les-groupes-jihadistes\">https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/afrique\/20210205-burkina-faso-les-autorit%C3%A9s-pr%C3%AAtes-%C3%A0-n%C3%A9gocier-avec-les-groupes-jihadistes<\/a><\/p>\n<p>(6) L&rsquo;humanitaire am&eacute;ricain Jeffery Woodke enlev&eacute; &agrave; Abalak au Niger, en octobre 2016.<\/p>\n<p>(7) Moustapha Limam Echavi&rsquo;i nomm&eacute; conseiller sp&eacute;cial du pr&eacute;sident nig&eacute;rien &ndash; Kassataya Mauritanie.<\/p>\n<p>(8) Ce groupe a r&eacute;cemment perdu son chef et son adjoint.<\/p>\n<p>(9) Les responsables du groupe sont Ayad Ghali et Hamdo Kova, qui sont maliens.<\/p>\n<p>(10) Le responsable de ce groupe est Malam Jaafar, du Burkina Faso.<\/p>\n<p>(11) Le Haut Conseil Islamique au Mali qui a d&eacute;j&agrave; montr&eacute; son efficacit&eacute; dans ce domaine, doit &ecirc;tre associ&eacute; &agrave; toute n&eacute;gociation, particuli&egrave;rement son ancien Pr&eacute;sident Cheikh Mahmoud Dicko. Les autres pays disposent tous d&rsquo;organisations faiti&egrave;res qui sont en mesure de jouer le m&ecirc;me r&ocirc;le, nonobstant leur marginalisation dans ces d&eacute;marches jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent.<\/p>\n<p>(12) Impliquer des repr&eacute;sentants de toutes les sensibilit&eacute;s de la Soci&eacute;t&eacute; Civile, &eacute;viter d&rsquo;&eacute;carter les segments proches de l&rsquo;Opposition, ceux qui sont en face connaissent bien qui est qui et ils verront dans cette marginalisation, un manque de s&eacute;rieux.<\/p>\n<p>(13) Beaucoup de jeunes issus des castes inf&eacute;rieures de la Soci&eacute;t&eacute;, sont entr&eacute;s en r&eacute;bellion contre la chefferie traditionnelle et n&rsquo;ob&eacute;issent plus &agrave; ses injonctions. N&eacute;anmoins, il serait utile de les faire participer, en les traitants cas par cas.<\/p>\n<p>(14) Mr Ciss&eacute;, enseignant &agrave; la retraite, notable de Mopti, nous disait en 2019, qu&rsquo;ils (les communaut&eacute;s locales) essayent de r&eacute;soudre leurs diff&eacute;rends avec les voisins et avec les Autorit&eacute;s locales, sans se r&eacute;f&eacute;rer aux hommes politiques &agrave; Bamako qui exploitent &agrave; des fins politiques, ces probl&egrave;mes, au lieu de contribuer &agrave; leur solution.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Sahel central compte presque une d&eacute;cennie d&rsquo;instabilit&eacute; et de violence o&ugrave; depuis cinq ans au moins le nombre de tu&eacute;s, de bless&eacute;s et de d&eacute;plac&eacute;s dans des op&eacute;rations militaires ou du fait de ces op&eacute;rations, augmentent chaque ann&eacute;e au Mali, au Burkina Faso et au Niger&#8230; Moktar Aoufa<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1208,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-1212","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-contributions"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - 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