{"id":22,"date":"2008-11-22T10:36:47","date_gmt":"2008-11-22T10:36:47","guid":{"rendered":"https:\/\/cpi-geneva.org\/ar\/2008\/11\/22\/contributions-ecrites\/"},"modified":"2023-05-30T20:25:55","modified_gmt":"2023-05-30T19:25:55","slug":"contributions-ecrites","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cpi-geneva.org\/ar\/contributions-ecrites\/","title":{"rendered":"Contributions \u00e9crites &#8211; \u0645\u0634\u0627\u0631\u0643\u0627\u062a \u0645\u0643\u062a\u0648\u0628\u0629"},"content":{"rendered":"<div align=\"justify\"><strong>Faut-il changer de peuple ou de dirigeants ?<\/strong><\/p>\n<p>Ma\u00eetre Ali Yahia Abdennour<br \/>\nAlger, le 22 novembre 2008<\/p>\n<\/div>\n<p><!--more--><\/p>\n<div>L\u2019ind\u00e9pendance du pays a engendr\u00e9 des dirigeants qui ont confondu Etat, Nation et Soci\u00e9t\u00e9, socialisme et capitalisme d\u2019Etat, socialisme national et national et socialisme, droit du peuple \u00e0 disposer de lui-m\u00eame, et droit de l\u2019Etat \u00e0 disposer du peuple. Les Alg\u00e9riens n\u2019ont lib\u00e9r\u00e9 leur pays, que pour se soumettre \u00e0 une autre domination. Ce ne sont pas ceux qui se battent qui r\u00e9coltent les lauriers, sauf \u00e0 titre posthume. C\u2019est le propre de toute r\u00e9volution d\u2019\u00eatre d\u00e9tourn\u00e9e ou inachev\u00e9e. Ceux qui n\u2019arrivent pas \u00e0 bloquer la locomotive prennent le train en marche.<\/div>\n<div align=\"justify\"> <strong>Cinq Constitutions en 46 ans d\u2019Ind\u00e9pendance<br \/>\n<\/strong><br \/>\nLe peuple alg\u00e9rien n\u2019a pas le contr\u00f4le de son destin, subit la politique au lieu de la conduire. La vie politique est con\u00e7ue avec un seul objectif, p\u00e9renniser le r\u00e9gime politique en place.<\/p>\n<p>L\u2019Alg\u00e9rie a eu de nombreuses constitutions, la 5eme avec celle qui vient d\u2019\u00eatre adopt\u00e9e par le parlement, pour avoir leur respect et les r\u00e8gles de jeu qu\u2019elles impliquent. Changer de constitution tous les 9 ou 10 ans, rel\u00e8ve d\u2019un exc\u00e8s qui n\u2019honore pas la d\u00e9mocratie. Pour chaque nouveau pr\u00e9sident de la r\u00e9publique, la constitution en vigueur est la cause premi\u00e8re de tous les maux du pays. Il faut la changer, la r\u00e9viser, l\u2019amender. Les constitutions peu appliqu\u00e9es sont bafou\u00e9es, r\u00e9vis\u00e9es et us\u00e9es avant d\u2019avoir servi. Faut-il changer de peuple ou de dirigeants ?<\/p>\n<p>Il y a violation de la constitution du 28 Novembre 1996, par le renforcement excessif du pouvoir personnel. Le sentiment d\u2019\u00eatre indispensable, irrempla\u00e7able, est inh\u00e9rent \u00e0 toute fonction d\u2019autorit\u00e9. Le pr\u00e9sident de la r\u00e9publique n\u2019a pas pris de distance avec l\u2019ivresse du pouvoir, qui n\u2019est pas une bonne conseill\u00e8re, et n\u2019a pas sur lui-m\u00eame un regard ext\u00e9rieur. Il s\u2019est assis sur les principes, car ils finissent toujours par c\u00e9der. Le pouvoir qui a outrepass\u00e9 son cr\u00e9dit politique, est maintenu au-del\u00e0 de son utilit\u00e9. Aucun ministre n\u2019a d\u00e9missionn\u00e9, et aucun n\u2019a \u00e9t\u00e9 d\u00e9missionn\u00e9.<\/p>\n<p>Le pouvoir s\u2019incarne en un homme, qui a mis en hibernation toute forme de d\u2019activit\u00e9 politique. L\u2019Alg\u00e9rie est le pays d\u2019un seul homme, son chef, monarque absolu, qui exerce un r\u00e8gne sans partage. Au fil des ann\u00e9es le pouvoir s\u2019est transform\u00e9 en monarchie pour tout dominer, tout contr\u00f4ler , tout r\u00e9gir, avec le concours de ses conseillers qui sont \u00e0 son image et \u00e0 sa d\u00e9votion, du gouvernement centre de gestion o\u00f9 si\u00e8gent aux postes clefs ses inconditionnels, et de la haute administration tenue par ses fideles.<\/p>\n<p>Un pr\u00e9sident de la r\u00e9publique \u00e0 la fois chef de l\u2019ex\u00e9cutif, ministre de la d\u00e9fense, qui a fait du gouvernement l\u2019annexe de la pr\u00e9sidence, du parlement deux chambre d\u2019enregistrement, de la justice son bras droit r\u00e9pressif, un outil \u00e0 son service qui ne r\u00e9pond pas aux crit\u00e8res de la Constitution. La tendance \u00e0 accumuler titres et fonctions, \u00e0 s\u2019octroyer des pouvoirs de plus en plus \u00e9tendus, \u00e0 intervenir dans tous les domaines de la vie publique, \u00e0 nommer \u00e0 tous les postes de responsabilit\u00e9 ses proches partisans, et \u00e0 d\u00e9velopper des rapports de type monarchique avec son entourage, le gouvernement et le parlement, n\u2019est pas conforme \u00e0 la constitution parlementaire dans sa lettre, mais pr\u00e9sidentielle dans son esprit.<\/p>\n<p><strong>La nouvelle Constitution<\/strong><\/p>\n<p>Elle a ent\u00e9rin\u00e9 tous les pouvoirs que s\u2019est appropri\u00e9 le pr\u00e9sident au cours de ses deux quinquennats, en contradiction de la constitution, et dans le silence si ce n\u2019est l\u2019approbation du Conseil Constitutionnel. La r\u00e9vision de la Constitution se traduit par l\u2019octroi d\u2019un pouvoir quasi absolu, inamovible, \u00e0 vie au pr\u00e9sident. Elle fait de lui seul tout l\u2019ex\u00e9cutif. Tout le pouvoir en osmose avec l\u2019ultra lib\u00e9ralisme. Le pr\u00e9sidentialisme, c\u2019est l\u2019\u00e9dification du peuple avec celui qui le gouverne, le chemin assur\u00e9 au renoncement des citoyens \u00e0 exercer pleinement leurs droits.<\/p>\n<p>La r\u00e9vision de la Constitution assure en droit une pr\u00e9sidence \u00e0 vie au pr\u00e9sident, qui ne veut pas de successeur de son vivant. Le parlement s\u2019est enfonc\u00e9 par ce vote dans un discr\u00e9dit dont il aura du mal \u00e0 se relever.<\/p>\n<p>Lorsque l\u2019histoire politique d\u2019un homme est finie, quand son mandat l\u00e9gal se termine, il ne faut pas forcer le destin en ajoutant un nouveau chapitre : dix ans c\u2019est assez, dix ans \u00e7a suffit.<\/p>\n<p>\u00ab Changer de Constitution pour un seul homme, ne serait pas correct \u00bb a dit l\u2019ancien pr\u00e9sident russe Wladimir Poutine.<\/p>\n<p><strong>Quel est le bilan des deux mandats du pr\u00e9sident ?<br \/>\n<\/strong><br \/>\nUne politique se juge \u00e0 son efficacit\u00e9, \u00e0 ses r\u00e9sultats et non \u00e0 ses intentions. Il faut d\u00e9mystifier le pouvoir, d\u00e9noncer les exc\u00e8s dont il est coutumier, analyser ses fautes et ses erreurs, ses causes et ses cons\u00e9quences. Le peuple doit conna\u00eetre l\u2019\u00e9tat r\u00e9el du pays. La crise \u00e9conomique et sociale se r\u00e9p\u00e8te, se prolonge, s\u2019en cha\u00eene, s\u2019amplifie et s\u2019aggrave, la coupe est pleine, c\u2019est le ras le bol, le pays bouge, se fracture, craque de partout, et la rue est le dernier recours lorsque toutes les possibilit\u00e9s de se faire entendre sont \u00e9puis\u00e9es. L\u2019Alg\u00e9rie est l\u2019exemple d\u2019une profonde injustice sociale : paup\u00e9risation de la population jusqu&#8217;\u00e0 l\u2019indigence, d\u00e9litement du tissu social et familial, effondrement du syst\u00e8me de sant\u00e9.<\/p>\n<p>La s\u00e9curit\u00e9 humaine concerne la pauvret\u00e9, la faiblesse du syst\u00e8me d\u2019\u00e9ducation, et le manque de libert\u00e9. La politique n\u00e9oconservatrice, ultralib\u00e9rale du pouvoir ne peut qu\u2019aboutir \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 duale, verticalement divis\u00e9e, entre d\u2019une part les nantis qui vivent bien, et d\u2019autre part la majorit\u00e9 de la population, les ch\u00f4meurs, les travailleurs, les retrait\u00e9s, les couches moyennes lamin\u00e9es, exasp\u00e9r\u00e9s par les conditions de vie qui leurs sont r\u00e9serv\u00e9es, la r\u00e9gression brutale de leur niveau de vie. Il n\u2019ya que deux formules de solidarit\u00e9, le partage de la pauvret\u00e9, ou celui de la prosp\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>La corruption qui s\u00e9vit \u00e0 tous les niveaux et dans tous les domaines, est devenue un style de vie et de gouvernement. Tant que ce cancer ne sera pas vaincu, la sant\u00e9 morale du peuple est menac\u00e9e.<\/p>\n<p>La lev\u00e9e de l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence en vigueur depuis plus de 16 ans, conditionne la lib\u00e9ration du champ politique et m\u00e9diatique, ainsi que l\u2019exercice des libert\u00e9s individuelles et collectives. La paix qui est le sens de notre r\u00e9flexion et de notre action doit \u00eatre trait\u00e9e sous le seul angle qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 abord\u00e9, celui de sa dimension politique et non s\u00e9curitaire. Ce n\u2019est pas pour le moment la voie choisie mais elle m\u00e9rite d\u2019\u00eatre explor\u00e9e. La pr\u00e9sence des Kamikazes pose un probl\u00e8me qui va bouleverser dans un proche avenir toute la strat\u00e9gie s\u00e9curitaire du pouvoir. Le GSPC pr\u00e9sent et actif sur le terrain, a la capacit\u00e9 de se renouveler du fait que des adolescents, des jeunes et des moins jeunes frappent aux portes des maquis.<\/p>\n<p>L\u2019occident, particuli\u00e8rement l\u2019Union Europ\u00e9enne, dit \u00e0 nos dirigeants comme \u00e0 ceux des pays du Sud ; dirigez vos pays comme il vous plait, en dictateurs, tirez sur la foule, torturez, emprisonnez, donnez vous \u00e0 la corruption, truquez les \u00e9lections comme il vous plait, interdisez ou restreignez les libert\u00e9s syndicales, mais ouvrez vous largement aux investissements \u00e9trangers, et \u00e0 la libre circulation des capitaux mais pas des hommes, et \u00e0 la libre accumulation des profits.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sident ne veut pas partir sur un \u00e9chec, mais veut rester toute sa vie au pouvoir pour r\u00e9aliser son programme quinquennal, Kaid Ahmed, ministre des finances et du plan apr\u00e8s le coup d\u2019Etat du 19 juin 1965 disait : le plan triennal sera r\u00e9alis\u00e9, m\u00eame dans 10 ans \u00bb<\/p>\n<p>La souverainet\u00e9 du dinar doit se traduire par l\u2019arr\u00eat de sa d\u00e9gradation, le redressement de sa valeur, et par sa convertibilit\u00e9. Le bon sens indique qu\u2019une nation doit d\u2019abord occuper r\u00e9ellement toutes les parties de son territoire, et cela signifie qu\u2019elle doit les cultiver et les faire produire, car sa vraie richesse aussi bien que sa v\u00e9ritable sant\u00e9, d\u00e9coule de ce qu\u2019elle fait de sa terre et du rapport qu\u2019elle a \u00e9tabli avec elle. L\u2019autosuffisance alimentaire devient un objectif lointain, sinon hors d\u2019atteinte.<\/p>\n<p>La situation de l\u2019Alg\u00e9rie \u00e0 l\u2019\u00e9tranger s\u2019affaiblit, et le premier objectif et de lui redonner sa place est son autorit\u00e9, dans le monde.<\/p>\n<p><strong>Devant qui le pr\u00e9sident est responsable, et quelles sont les limites de son pouvoir ?<br \/>\n<\/strong><br \/>\nL\u2019arm\u00e9e est aux commandes du pays, entend bien le rester, et n\u2019a pas l\u2019intention de renoncer \u00e0 son statut de d\u00e9tentrice du pouvoir r\u00e9el. Les coups d\u2019Etat par les armes ou par les urnes, sont dans sa tradition. La philosophie du syst\u00e8me politique en place, est que le pr\u00e9sident de la r\u00e9publique choisi par les d\u00e9cideurs de l\u2019arm\u00e9e, puis \u00e9lu par un vote qui n\u2019est qu\u2019une simple formalit\u00e9 de confirmation, est plac\u00e9 durant son mandat sous leur haute surveillance, afin qu\u2019il ne d\u00e9vie pas de la mission qu\u2019ils lui ont assign\u00e9e, et qu\u2019il ne lui reste plus selon la formule consacr\u00e9e qu\u2019\u00e0 se soumettre ou se d\u00e9mettre.<\/p>\n<p>Port\u00e9 au pouvoir par les d\u00e9cideurs de l\u2019arm\u00e9e, le pr\u00e9sident A.Bouteflika a fait des d\u00e9clarations \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie variable, a dit dans la m\u00eame forme une chose et son contraire. Il affirme son autonomie de d\u00e9cision par rapport au pouvoir r\u00e9el, refuse d\u2019\u00eatre son otage et son ex\u00e9cutant. Y\u2019a-t-il des divergences strat\u00e9giques au sommet de l\u2019Etat ? Enfermer le pays dans un corset de fer, serait une erreur vite pay\u00e9e, par l\u2019\u00e9clatement de l\u2019armature elle-m\u00eame.<\/p>\n<p><strong>Quelle peut \u00eatre la cr\u00e9dibilit\u00e9 et la l\u00e9gitimit\u00e9 d\u2019\u00e9lections issues de la fraude ?<\/strong><\/p>\n<p>La fraude \u00e9lectorale bien int\u00e9gr\u00e9e dans les m\u0153urs politiques du pays, est au rendez vous de toutes le s\u00e9lections.<\/p>\n<p>Les \u00e9lections n\u2019ont pas pour objet de choisir les dirigeants, car le choix se fait avant et ailleurs, mais seulement de tenter de les l\u00e9gitimer. L\u2019Alg\u00e9rien ne peut avoir des droits la o\u00f9 il n\u2019est pas \u00e9lev\u00e9 d\u2019abord \u00e0 la dignit\u00e9 de citoyen. Le plus grave n\u2019est pas d\u2019avoir des sujets, mais de les appeler citoyens. Aujourd\u2019hui une nation de sujets est pr\u00eate \u00e0 devenir une nation de citoyens ; c\u2019est la m\u00eame pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre politique qui est jou\u00e9e \u00e0 chaque \u00e9lection, avec les m\u00eames acteurs, avec chaque fois un seul gagnant, le pouvoir. L\u2019alternance est la seule protection possible contre les facilit\u00e9s et les tentations qu\u2019entraine l\u2019accoutumance au pouvoir. La d\u00e9gradation politique et morale des institutions est due \u00e0 son absence.<\/p>\n<p><strong>La maladie du pr\u00e9sident<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est un domaine o\u00f9 le bluff psychologique et l\u2019intoxication font partie de la r\u00e8gle de jeu. Les Alg\u00e9riens s\u2019interrogent sur la maladie du pr\u00e9sident ? Pour certains d\u2019entre eux il est tr\u00e8s malade, inapte \u00e0 assumer sa t\u00e2che, retenu pour un troisi\u00e8me mandat dans le seul but de pr\u00e9parer sa succession. A-t-il la capacit\u00e9 physique d\u2019exercer pleinement sa fonction ? Quelles sont les raisons du secret, du myst\u00e8re qui entoure sa maladie ? Et toujours ces bruits, ces doutes, et en guise de r\u00e9plique des d\u00e9mentis. La confiance du pr\u00e9sident dans son \u00e9nergie, sa vigueur, dans ses facult\u00e9s intellectuelles, constitue une r\u00e9action naturelle, humaine. Pour ses fans, ses admirateurs, tr\u00e8s nombreux qui n\u2019attendent que son signal, pour le suppl\u00e9er de se sacrifier pour un troisi\u00e8me mandat, il est vif, en tr\u00e8s bonne forme, et se trouve dans une remarquable condition physique et intellectuelle. Le pr\u00e9sident peut dire comme l\u2019ancien roi d\u2019Espagne : \u00ab il n\u2019y\u2019a pas d\u2019abus de pouvoir en ce pays, il n\u2019y\u2019a que des abus d\u2019ob\u00e9issance \u00bb. Fidel Castro a renonc\u00e9 \u00e0 exercer sa fonction parce qu\u2019il est malade.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nO\u00f9 en est l\u2019Alg\u00e9rie qui acc\u00e9l\u00e8re sa descente au purgatoire ? Que deviendra-t-elle dans les quatre mois \u00e0 venir ? Quelle solution de rechange politique, qu\u2019elle alternative ? Le jeu politique est verrouill\u00e9. Le syst\u00e8me politique centralis\u00e9 qui est \u00e0 sa fin, est n\u00e9gateur des libert\u00e9s. Il faut un changement radical dans le style et la m\u00e9thode de gestion du pays, pour mettre un terme \u00e0 la d\u00e9gradation politique et morale des institutions, corrod\u00e9es depuis 10 ans pas les clans du pouvoir, qui ne sont qu\u2019une forme de tribalisme, qui ne reconnait que les int\u00e9r\u00eats de ses membres. Apr\u00e8s une d\u00e9cennie d\u2019un pouvoir politique totalitaire qui ne cesse de se renforcer, la souverainet\u00e9 nationale et la citoyennet\u00e9, la libert\u00e9 et la justice, car il n\u2019y\u2019a pas de libert\u00e9 sans justice, ni de justice sans libert\u00e9, la s\u00e9paration et l\u2019\u00e9quilibre des pouvoirs, la volont\u00e9 de doter la fonction pr\u00e9sidentielle de sa signification d\u00e9mocratique sans en diminuer la pr\u00e9\u00e9minence, de rendre au gouvernement ses pr\u00e9rogatives, de restituer au parlement ses pouvoirs et sa dignit\u00e9, et \u00e0 la justice son ind\u00e9pendance, sont le programme commun de l\u2019opposition.<\/p>\n<p>Il faut prendre le temps de r\u00e9fl\u00e9chir pour avancer dans la bonne direction, du fait que la politique a cr\u00e9\u00e9e de par sa nature et son r\u00f4le, de vives tentions et des divisions entre les diff\u00e9rents courants politiques, sociaux et culturels. La pens\u00e9e politique n\u2019est pas encore soucieuse de rigueur et de coh\u00e9rence, n\u2019incarne pas encore l\u2019esprit de synth\u00e8se et de concorde, pour que les bombes \u00e0 retardement ne contribuent pas \u00e0 fragiliser l\u2019avenir. Les contradictions existent, il faut les aborder de front sans biaiser avec la r\u00e9alit\u00e9. Il faut rester \u00e0 l\u2019\u00e9coute des pulsions de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019opposition va devoir \u00e9pouser les probl\u00e8mes, car elle n\u2019aura d\u2019audience et d\u2019autorit\u00e9 que si elle offre des solutions, que si elle surmonte ses divergences, que si elle demeure unie, parle le m\u00eame langage, que si elle est d\u00e9termin\u00e9e dans son ensemble et dans chacune de ses composantes, \u00e0 d\u00e9finir les objectifs \u00e0 atteindre et les m\u00e9thodes qui permettront d\u2019y parvenir. Elle doit se garder de deux dangers qui la menacent, le sectarisme et l\u2019exclusion.<\/p>\n<p>Il faut exclure l\u2019exclusion, et \u00eatre intol\u00e9rant avec l\u2019intol\u00e9rance.<\/p>\n<p>La d\u00e9marcation se fait entre les d\u00e9mocrates et les faux d\u00e9mocrates, les r\u00e9publicains et les faux r\u00e9publicains, les islamiques et les faux islamiques. Le prix \u00e0 payer pour une soci\u00e9t\u00e9 de libert\u00e9 et de justice, pluraliste, est l\u2019apport de chacune et de chacun \u00e0 ce foisonnement d\u2019id\u00e9es, d\u2019initiatives, de propositions, d\u2019expressions divergentes et contradictoires, qui lib\u00e9reront les \u00e9nergies de millions d\u2019hommes et de femmes que le pouvoir actuel condamne \u00e0 l\u2019impuissance. C\u2019est ensemble qu\u2019on peut faire basculer l\u2019opinion publique, et ouvrir un espace de libert\u00e9 dans les quatre mois \u00e0 venir qui seront riches en \u00e9v\u00e9nements, avec la volont\u00e9 et la capacit\u00e9 d\u2019agir en toute confiance et respect mutuel, afin que le peuple devienne le chef du futur. Il faut laisser dans un premier temps, les courants politiques, sociaux, culturels, les personnalit\u00e9s, les militants, s\u2019exprimer, faire entendre leurs convictions et leurs id\u00e9es. Il faudra ensuite coordonner toutes ces voix et \u00e9crits, en faire la synth\u00e8se, pour d\u00e9gager les conditions du renouveau politique, et lancer un appel, pour rassembler les forces et les moyens du succ\u00e8s.<\/p>\n<p>Un tel appel n\u2019appartient pas \u00e0 ses initiateurs, il appartient \u00e0 ceux et \u00e0 celles qui sur leurs lieux de travail, le reprennent \u00e0 leur compte, et d\u00e9cident eux-m\u00eames de son utilisation, et de son adaptation. Celui qu\u2019ils attendent et qui les attend pour agir ensemble, est peut \u00eatre pr\u00e8s d\u2019eux. La transparence et la concertation dans l\u2019\u00e9laboration de la prise de d\u00e9cision est une impulsion politique d\u00e9cisive.<\/p>\n<p>Pour gagner il ne suffit pas de savoir se battre, il faut aussi et surtout se pr\u00e9parer d\u2019abord, choisir ensuite soigneusement le lieu et le moment de l\u2019action, de la confrontation politique. Quand il n\u2019ya pas d\u2019adh\u00e9sion du peuple au pouvoir, il y\u2019a r\u00e9sistance active mais aussi r\u00e9sistance passive, plus grave par le force d\u2019inertie.<\/p>\n<p>\u00ab Vous faites semblant de nous payer, nous faisons semblant de travailler \u00bb<\/p>\n<p>Ont dit les travailleurs de Roumanie \u00e0 Ceausescu.<\/p>\n<p>L\u2019analyse du m\u00e9canisme par lequel le pouvoir a \u00e9t\u00e9 subtilis\u00e9 au peuple, proclam\u00e9 souverain par toutes les constitutions, a \u00e9t\u00e9 faite un grand nombre de fois. La prochaine \u00e9lection pr\u00e9sidentielle posera un s\u00e9rieux probl\u00e8me, car dans la m\u00e9moire collective des Alg\u00e9riens, le souvenir des fraudes \u00e9lectorales est encore vivace. L\u2019\u00e9lection est close quant \u00e0 se r\u00e9sultats avant d\u2019avoir commenc\u00e9e. Le scrutin comme d\u2019habitude passera au mieux pour une formalit\u00e9, au pire pour une farce \u00e9lectorale. Le chemin de la libert\u00e9 n\u2019est pas celui de la participation \u00e0 des \u00e9lections truqu\u00e9es, mais celui de l\u2019abstention, du boycott, qui est une arme politique efficace.<\/p>\n<hr size=\"2\" width=\"100%\">\n<p><strong>Le changement est in\u00e9vitable<\/strong><\/p>\n<p>Brahim Younessi<br \/>\n13 novembre 2008<\/p>\n<p><em>Cette communication devait \u00eatre prononc\u00e9e au colloque que la Fondation Cordoue a organis\u00e9 du 13 au 15 novembre \u00e0 Gen\u00e8ve sur les \u00ab Perspectives de changement politique en Alg\u00e9rie \u00bb<\/em><\/p>\n<p>Le changement d\u00e9signe le passage d\u2019un \u00e9tat vers un autre \u00e9tat. Les physiciens connaissent bien ce ph\u00e9nom\u00e8ne notamment en thermodynamique qui d\u00e9veloppe une image \u00e9volutive de l\u2019univers. Les sciences sociales ont tent\u00e9 de r\u00e9cup\u00e9rer avec plus ou moins de bonheur les concepts d\u2019enthalpie et d\u2019entropie produit par cette branche de la physique pour tenter d\u2019expliquer par l\u2019effet du principe d\u2019entropie la d\u00e9gradation naturelle qui touche indubitablement les syst\u00e8mes sociaux. Et face au chaos g\u00e9n\u00e9r\u00e9 notamment par le temps, au d\u00e9sordre, la n\u00e9guentropie, principe d\u2019organisation du syst\u00e8me, devient une n\u00e9cessit\u00e9 pour produire de la coh\u00e9sion et de l\u2019ordre raisonnable fond\u00e9 essentiellement sur les valeurs.<\/p>\n<p>La sociologie s\u2019est, quant \u00e0 elle, donn\u00e9e pour t\u00e2che fondamentale d\u2019\u00e9noncer les lois du changement social. La loi des trois \u00e9tats d\u2019Auguste Comte est connue de tous. Pour le philosophe positiviste, le changement est n\u00e9cessairement une \u00e9volution, un progr\u00e8s caract\u00e9ris\u00e9 par le passage de l\u2019\u00e9tat th\u00e9ologique \u00e0 l\u2019\u00e9tat m\u00e9taphysique puis \u00e0 l\u2019\u00e9tat positif qui correspond \u00e0 l\u2019\u00e2ge de la science.<\/p>\n<p>On ne peut expliquer autrement le changement que par la transformation ou la modification d\u2019une chose, d\u2019une situation, d\u2019une personne, d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 etc\u2026<\/p>\n<p>\u00ab Rien ne se perd, rien ne se cr\u00e9e, tout se transforme \u00bb, disait le chimiste fran\u00e7ais Antoine Lavoisier. Et toute transformation, l\u2019enthalpie de changement d\u2019\u00e9tat, comme disent les physiciens, a besoin d\u2019\u00e9nergie et d\u2019action pour se r\u00e9aliser.<\/p>\n<p>Pour rassurer tout le monde, je ne vise pas ici la r\u00e9volution qui caract\u00e9rise g\u00e9n\u00e9ralement un changement brutal et brusque de l\u2019ordre \u00e9tabli. Mais l\u2019on peut parler de r\u00e9volution d\u00e8s lors que se produit un changement profond, radical des structures politiques et sociales d\u2019un Etat. Et c\u2019est ce qui nous int\u00e9resse ici. Le choix du sujet de ce colloque est, me semble-t-il, assez \u00e9loquent parce qu\u2019il traduit par le premier terme de son intitul\u00e9 : \u00ab Perspectives de changement politique en Alg\u00e9rie \u00bb l\u2019optimisme des organisateurs de cette rencontre \u00e0 atteindre le changement, certes \u00e9loign\u00e9 mais probable. Sans certitude, mais le changement a des chances de se produire. Edgar Morin dit qu\u2019un \u00ab observateur impartial qui est dans un temps et dans un lieu, et qui dispose de bonnes informations sur le pass\u00e9 et les processus en cours du pr\u00e9sent, peut projeter dans l\u2019avenir ce qui lui semble probable. \u00bb L\u2019absence de certitude laisse place dans le probable \u00e0 l\u2019al\u00e9atoire, au hasard alors que la n\u00e9cessit\u00e9 et l\u2019urgence exigent le changement. Le principe d\u2019entropie aussi. Et en raison de ce principe, le syst\u00e8me ne peut se transformer de lui-m\u00eame, il ne peut pas changer alors qu\u2019il faut absolument qu\u2019il change. Nous savons que le changement ne se d\u00e9cr\u00e8te pas, il faut donc l\u2019aider \u00e0 se produire, \u00e0 se r\u00e9aliser. Alors, comment l\u2019aider et quels moyens utiliser ?&nbsp; Je m\u2019empresse de dire, ici, avant de tenter une r\u00e9ponse, que nous avons du changement une conception forc\u00e9ment positive, bienfaitrice, lib\u00e9ratrice ; nous voulons, en effet, transformer la soci\u00e9t\u00e9, changer une situation que nous jugeons mauvaise par une autre qui nous semble ou que nous croyons meilleure. Cependant, nous n\u2019ignorons pas que le changement peut aussi avoir des effets n\u00e9fastes, il peut \u00eatre, dans son sens n\u00e9gatif, compris comme une alt\u00e9ration, une inconstance, un avatar qui est quand m\u00eame un \u00e9v\u00e9nement f\u00e2cheux\u2026<\/p>\n<p>C\u2019est dire toute la prudence que nous mettons pour parler du changement, bien que celui-ci, et nous le savons, procure souvent des avantages contrairement au statu quo qui profite presque toujours \u00e0 l\u2019ordre \u00e9tabli, \u00e0 ceux qui r\u00e9sistent au changement. Et la r\u00e9sistance au changement, lorsque celle-ci vient des forces sociales, est souvent motiv\u00e9e par la peur de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9, la m\u00e9fiance et surtout l\u2019incertitude et l\u2019inconnu. Le changement est presque toujours consid\u00e9r\u00e9 comme hasardeux, les conservatismes, les habitudes et les int\u00e9r\u00eats p\u00e8sent \u00e9norm\u00e9ment dans le choix de r\u00e9sister \u00e0 toute transformation. Comme disait Jean Monnet, \u00ab les hommes n\u2019acceptent le changement que dans la n\u00e9cessit\u00e9 et ils ne voient la n\u00e9cessit\u00e9 que dans la crise. \u00bb<\/p>\n<p>Or, la crise est l\u00e0. L\u2019Alg\u00e9rie la vit depuis fort longtemps. L\u2019\u00e9chec au milieu des ann\u00e9es 1970 du projet de modernisation de l\u2019\u00e9conomie par industrialisation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e avait d\u00e9j\u00e0 entrouvert la porte du changement, sinon \u00e0 une p\u00e9riode de transition que le pouvoir a vite fait de refermer pour cause de menace \u00e0 nos fronti\u00e8res avec l\u2019affaire du Sahara Occidental.<\/p>\n<p>Rendu, potentiellement possible d\u2019avoir lieu, le changement attend encore son heure malgr\u00e9 les nombreuses convulsions qui ont agit\u00e9 le pays. Une succession de troubles politiques majeurs (1980 Kabylie, 1986 Constantine, S\u00e9tif, 1988 tout le pays s\u2019embrase, 1992 d\u00e9but de la violence) n\u2019ont pas eu raison d\u2019un pouvoir autiste d\u2019accompagner le changement dont il sait pourtant que la n\u00e9cessit\u00e9 finira, \u00e0 court ou moyen terme, par l\u2019imposer. La br\u00e8che ouverte en f\u00e9vrier 1989 n\u2019a pas fondamentalement chang\u00e9 la matrice du pouvoir qui continue de contr\u00f4ler toutes les ressources et d\u2019utiliser tous les moyens, y compris la force arm\u00e9e, comme en octobre 1988, pour assurer son maintien \u00e0 la t\u00eate de l\u2019Etat.<\/p>\n<p>Le passage d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019autorit\u00e9 \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 de libert\u00e9s a du mal \u00e0 se faire sans heurts, sans violence et sans drame. A chaque fois que le pays s\u2019est approch\u00e9 d\u2019un changement pacifique du syst\u00e8me, le pouvoir dans toutes ses composantes a choisi la confrontation pour r\u00e9pondre aux vell\u00e9it\u00e9s d\u00e9mocratiques de la soci\u00e9t\u00e9. Le pire de la politique est la politique du pire, source de chaos et de d\u00e9sordre, men\u00e9e par un pouvoir qui se trouve face \u00e0 des contestations sociales en gestation \u00e0 cause, curieux retournement de situation, de l\u2019embellie financi\u00e8re du pays procur\u00e9e par l\u2019extraordinaire et incroyable flamb\u00e9e des prix des hydrocarbures. Paradoxalement, cette aisance financi\u00e8re marque l\u2019\u00e9vanescence de l\u2019Etat et l\u2019absence de toute politique publique face aux attentes et aux multiples demandes de la soci\u00e9t\u00e9. L\u2019accumulation des probl\u00e8mes \u00e0 la fois<\/p>\n<p>&#8211; d\u2019ordre politique, le verrouillage de cette ressource pose ind\u00e9niablement la question lancinante de l\u2019exercice de la volont\u00e9 populaire que le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique vient de bafouer en proc\u00e9dant \u00e0 la r\u00e9vision de la Constitution qui lui donne d\u00e9sormais le droit de briguer un troisi\u00e8me mandat,<\/p>\n<p>&#8211; d\u2019ordre \u00e9conomique, cette ressource est livr\u00e9e \u00e0 l\u2019incoh\u00e9rence, \u00e0 l\u2019anarchie et au d\u00e9sordre, chacun, ici, conna\u00eet les performances n\u00e9gatives et r\u00e9gressives de l\u2019\u00e9conomie alg\u00e9rienne que ternit l\u2019image de ces \u00ab harraga \u00bb qui fuient le ch\u00f4mage et la mis\u00e8re,<\/p>\n<p>&#8211; d\u2019ordre social, cette ressource est porteuse d\u2019explosion, c\u2019est une poudri\u00e8re qui peut prendre feu \u00e0 tout moment, les manifestations syndicales se multiplient, les jeunes qui ne tentent pas l\u2019aventure de la mer crient leur d\u00e9sespoir et se retrouvent souvent condamn\u00e9s pour \u00ab trouble \u00e0 l\u2019ordre public \u00bb \u00e0 des peines de prison, toutes les cat\u00e9gories socioprofessionnelles souffrent de la faiblesse de leur pouvoir d\u2019achat,<\/p>\n<p>&#8211; d\u2019ordre culturel, cette ressource est tout aussi bloqu\u00e9e, la qu\u00eate d\u2019identit\u00e9 des Alg\u00e9riens est toujours pr\u00e9gnante, elle n\u2019a pas perdu de son acuit\u00e9, elle peut servir de d\u00e9tonateur aux autres ressources, caract\u00e9rise l\u2019\u00e9volution entropique du syst\u00e8me qui devient de plus en plus instable du fait de l\u2019\u00e9tat de d\u00e9labrement du pays et du d\u00e9sordre qui y r\u00e8gne.<\/p>\n<p>Alors, je reviens \u00e0 mon interrogation, comment l\u2019aider \u00e0 changer et quels moyens utiliser ? La construction d\u2019une opposition cr\u00e9dible, s\u00e9rieuse, travailleuse, me semble \u00eatre un moyen, je n\u2019ai pas dit le seul moyen, de rendre le changement non seulement possible mais in\u00e9vitable.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Faut-il changer de peuple ou de dirigeants ? 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